La campagne céréalière 2026 s’annonce particulièrement encourageante en Tunisie. Portée par des conditions climatiques favorables et une amélioration notable de l’état des cultures, cette saison pourrait marquer l’une des meilleures récoltes des dernières années et renforcer davantage les enjeux de souveraineté alimentaire du pays.
Selon les dernières données du ministère de l’Agriculture et plusieurs sources nationales spécialisées, près de 70 % des cultures céréalières sont actuellement classées dans la catégorie « bonnes à très bonnes ». Les pluies enregistrées durant les derniers mois ont contribué à améliorer significativement le développement des cultures, notamment dans les principales régions productrices du nord-ouest et du centre du pays.
La superficie emblavée pour la saison 2025-2026 est estimée à environ 991 000 hectares, répartis principalement entre le blé dur, le blé tendre et l’orge. Les premières estimations évoquent une récolte pouvant atteindre près de 19 millions de quintaux, soit une nette progression par rapport à la saison précédente.
Cette dynamique positive intervient dans un contexte où la Tunisie cherche à réduire sa dépendance aux importations céréalières et à renforcer sa sécurité alimentaire face aux fluctuations des marchés internationaux. Les autorités tunisiennes considèrent ainsi cette campagne comme un levier stratégique pour soutenir l’approvisionnement national et limiter la pression sur les finances publiques.
Pour accompagner cette campagne de moisson, un important dispositif logistique a été mobilisé. Plus de 2 700 moissonneuses ainsi que plusieurs centres de collecte ont été préparés afin d’assurer le bon déroulement de la récolte et du stockage des céréales à travers les différentes régions agricoles.
Les barrages tunisiens ont également bénéficié d’une amélioration notable de leurs réserves hydriques grâce aux précipitations enregistrées cette année, offrant des perspectives plus rassurantes pour l’agriculture et l’irrigation.
Au-delà des chiffres, cette récolte représente un signal positif pour l’ensemble du secteur agricole tunisien, qui demeure un pilier essentiel de l’économie nationale. Elle reflète également les efforts déployés pour moderniser les pratiques agricoles, améliorer les rendements et garantir une meilleure résilience face aux défis climatiques.
Alors que la campagne de moisson débutera progressivement dans les prochaines semaines, les acteurs du secteur restent attentifs aux conditions météorologiques et aux capacités logistiques afin de préserver la qualité et la quantité de la production attendue.
