La hausse des prix des produits agricoles en Tunisie continue de susciter des interrogations chez les consommateurs et les professionnels du secteur.Cette évolution est principalement liée à des dysfonctionnements au niveau de la chaîne de distribution, plutôt qu’à la seule production agricole.
Le système actuel est marqué par la présence de plusieurs intermédiaires entre le producteur et le consommateur, ainsi qu’un manque de transparence dans la formation des prix. Cette situation entraîne un écart important entre le prix de vente final et le revenu perçu par les agriculteurs, ce qui affecte l’équilibre du marché.
Dans ce contexte, plusieurs acteurs du secteur, dont l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC), estiment que la digitalisation pourrait apporter des solutions concrètes. Elle permettrait notamment de mettre en place des outils de traçabilité numérique pour suivre les produits agricoles tout au long de la chaîne de distribution.
Ce suivi digital vise à améliorer la transparence sur les flux de marchandises, à mieux contrôler les marges appliquées et à réduire les pratiques spéculatives. L’objectif est également de limiter le rôle des intermédiaires et de rendre le marché plus structuré et plus lisible.
Cependant, la digitalisation ne peut pas, à elle seule, résoudre l’ensemble des problématiques du secteur. Elle doit être accompagnée de réformes organisationnelles plus larges, notamment une meilleure régulation des circuits de distribution et un encadrement plus efficace des acteurs du marché.
D’autres facteurs influencent également les prix agricoles, comme les conditions climatiques, le coût des intrants ou encore les variations du marché international. Ces éléments rendent la situation complexe et nécessitent une approche globale.
Ainsi, la digitalisation apparaît comme un outil important pour moderniser le système de distribution agricole en Tunisie, en favorisant plus de transparence, d’efficacité et de fluidité dans la chaîne de valeur.
