Le cacao est principalement produit dans les régions tropicales, avec une forte concentration de la production mondiale en Afrique de l’Ouest. La Côte d’Ivoire et le Ghana figurent parmi les principaux producteurs mondiaux. Dans un contexte marqué par des tensions sur l’approvisionnement et la volatilité des prix, plusieurs entreprises développent des alternatives au cacao destinées à certains usages agroalimentaires.
Parmi ces initiatives figure ChoViva, un produit développé par la startup allemande Planet A Foods et récemment intégré à l’offre du groupe suisse Barry Callebaut, acteur mondial de la transformation du cacao.
Une alternative élaborée sans fèves de cacao
ChoViva est conçu sans utilisation de fèves de cacao. Le produit est fabriqué à partir de graines de tournesol et de pépins de raisin, qui subissent des procédés de fermentation et de torréfaction avant l’ajout d’autres ingrédients comme le sucre, le lait et des matières grasses.
Planet A Foods a d’abord développé cette solution dans le cadre de ses recherches avant de lancer sa commercialisation sur plusieurs marchés européens à partir de 2024.
Un secteur en phase de diversification
Le développement de produits alternatifs au cacao s’inscrit dans une tendance plus large observée dans l’industrie agroalimentaire. Plusieurs entreprises travaillent actuellement sur de nouvelles solutions utilisant différentes technologies, notamment la fermentation ou l’utilisation de matières premières végétales alternatives.
Ces initiatives visent principalement à proposer des solutions complémentaires dans un contexte de transformation du marché mondial du cacao.
Une filière confrontée à plusieurs défis
Le marché du cacao fait face à plusieurs contraintes structurelles. Les producteurs sont notamment confrontés au vieillissement des plantations, à certaines maladies des cultures ainsi qu’aux effets du changement climatique sur les rendements agricoles.
Ces éléments ont contribué à une hausse importante des prix mondiaux du cacao au cours des dernières années. Les cours ont atteint des niveaux records en 2024 avant de connaître des variations sur les marchés internationaux.
Des effets encore limités sur le marché mondial
À ce stade, les alternatives au cacao représentent des volumes modestes par rapport à la production mondiale de cacao. Leur développement pourrait toutefois concerner certains segments de l’industrie agroalimentaire, notamment les produits de grande consommation.
Les réglementations internationales encadrent par ailleurs l’utilisation de l’appellation « chocolat ». Le Codex Alimentarius prévoit des seuils minimums de cacao pour l’utilisation de cette dénomination.
Dans les segments premium, le cacao conserve aujourd’hui une place centrale, notamment en raison de ses caractéristiques aromatiques spécifiques. Le développement des alternatives illustre néanmoins les évolutions en cours au sein de l’industrie agroalimentaire.
