À l’approche de l’Aïd el-Kébir 2026, le marché tunisien des moutons connaît une hausse significative des prix, alimentant les préoccupations des consommateurs et des professionnels du secteur. Selon plusieurs estimations relayées par les organisations agricoles et les acteurs de la filière, les prix des moutons destinés au sacrifice oscillent actuellement entre 1.300 et 1.700 dinars, avec certains modèles dépassant ce seuil sur certains marchés.
Cette augmentation s’explique par plusieurs facteurs structurels. Les professionnels évoquent notamment la hausse continue des coûts de l’alimentation animale, des fourrages, du transport et des intrants agricoles, dans un contexte marqué par l’inflation et les tensions sur les chaînes d’approvisionnement.
Face à cette situation, les autorités ont annoncé la mise en place de prix de référence dans les points de vente organisés et supervisés par le ministère de l’Agriculture et le Groupement interprofessionnel des viandes rouges et du lait (GIVLAIT). Les tarifs ont été fixés entre 23,8 et 27 dinars le kilogramme vif selon le poids du mouton.
Les pouvoirs publics encouragent également les consommateurs à privilégier les espaces de vente encadrés afin de garantir davantage de transparence sur les prix et les conditions de commercialisation. Les opérations de vente organisées devraient débuter à partir du 18 mai 2026.
Au-delà de la dimension saisonnière, cette situation illustre les défis croissants du marché de la consommation en Tunisie : érosion du pouvoir d’achat, arbitrage budgétaire des ménages et évolution des habitudes de consommation face à la hausse des prix alimentaires.
