Le ministère du Commerce et du Développement des exportations a décidé, à partir du mercredi 19 août 2026, d’encadrer les marges bénéficiaires de l’eau minérale conditionnée à 15 % au niveau du gros et 15 % au niveau du détail.
Les prix maximums de vente au public sont désormais fixés comme suit :
| Format | Prix maximum |
|---|---|
| 0,5 L | 600 millimes |
| 1 L | 800 millimes |
| 1,5 L | 850 millimes |
| 2 L | 950 millimes |
Le ministère demande également aux différents intervenants de respecter les circuits de distribution organisés, les obligations de facturation et les règles fiscales. Les factures doivent notamment pouvoir être présentées lors des opérations de contrôle.
Une mesure qui intervient dans un contexte tendu
Cette décision intervient après plusieurs semaines marquées par des tensions sur l’approvisionnement en eau minérale, dans un contexte de forte demande estivale. L’objectif est notamment de mieux encadrer les pratiques commerciales et de protéger le consommateur contre les dépassements de prix.
Mais le plafonnement des prix ne règle pas la problématique de fond. La Tunisie reste confrontée à une vulnérabilité hydrique structurelle, qui nécessite des investissements importants dans les infrastructures, la gestion des ressources et la sécurisation de l’approvisionnement. En avril 2026, la Banque mondiale a d’ailleurs annoncé de nouveaux financements destinés à renforcer la sécurité hydrique et les services d’eau potable en Tunisie.
Au-delà du prix d’une bouteille, la crise de l’eau pose donc une question stratégique pour la Tunisie : comment garantir durablement l’accès à une ressource devenue de plus en plus précieuse ?
