La Tunisie accélère ses exportations de fruits en 2026

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La filière fruitière tunisienne poursuit sa dynamique positive en 2026. Selon les dernières données de l’Observatoire National de l’Agriculture (ONAGRI), les exportations de fruits d’été à noyau affichent une progression aussi bien en volume qu’en valeur, confirmant la compétitivité croissante des produits tunisiens sur les marchés internationaux.

Au cours de la campagne 2026, la Tunisie a exporté 8 797 tonnes de fruits d’été à noyau, soit une hausse de 10 % par rapport à la campagne précédente. Les recettes d’exportation ont atteint 66,1 millions de dinars, enregistrant une progression de 18 %. Cette évolution reflète une meilleure valorisation des produits tunisiens et une demande soutenue sur les marchés extérieurs.

Cette performance s’appuie sur une production nationale en hausse. Malgré une diminution de 3 % des superficies cultivées, la récolte des fruits d’été à noyau a atteint 262 916 tonnes, soit une augmentation de 4,6 % grâce à l’amélioration des rendements. Les pêches et nectarines ont particulièrement contribué à cette croissance avec une production de 138 500 tonnes (+12,6 %), tandis que celle des abricots s’est élevée à 43 500 tonnes (+1,9 %). En revanche, la production d’amandes sèches a reculé de 5 %, à 53 700 tonnes.

Sur le plan commercial, la Libye demeure le principal débouché des fruits tunisiens. Le marché français poursuit également sa progression, illustrant l’intérêt croissant des consommateurs européens pour les produits agricoles tunisiens. Plus largement, la diversification des destinations constitue aujourd’hui l’un des principaux leviers de développement des exportations nationales.

Les fruits rouges continuent, eux aussi, de gagner en importance. Avec seulement 660 tonnes exportées, les fraises ont généré 13,5 millions de dinars de recettes, tandis que 751 tonnes de myrtilles ont rapporté 21,9 millions de dinars. Ces performances témoignent du potentiel des productions à forte valeur ajoutée et de leur contribution croissante aux recettes d’exportation.

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